Edido
samedi 18 janvier 2014
Droits et devoirs du journaliste
L'impérialisme américain et l'Irak qui s'enfonce dans la guerre civile Par Bill Van Auken
Dix ans après les deux sièges barbares de Fallouja par les États-Unis, cette ville irakienne est une fois de plus confrontée à un conflit armé sanglant.
L'armée du président irakien Nouri al-Maliki a massé de l'artillerie et des chars aux abords de Fallouja et a déjà bombardé des quartiers civils, infligeant un nombre indéterminé de pertes. Des milliers de gens ont fui la ville par crainte pour leur vie, et les Nations Unies ont prévenu que le manque d'eau, de nourriture et de carburant crée une catastrophe humanitaire. Maliki a juré de lancer un assaut de grande envergure contre la ville à moins que ses habitants ne parviennent à persuader les insurgés armés de ses rendre.
En avril puis en novembre-décembre 2004, Fallouja a été victime d'un véritable massacre perpétré par l'occupation américaine. Depuis les airs, elle était martelée par les avions d'attaque AC-130 Specter, les chasseurs F-16 et les hélicoptères d'attaque Apache. Au sol, une force de plus de 10.000 soldats soutenus par des chars d'assaut et de l'artillerie était assemblée pour attaquer la ville. Les bombes, les missiles et les obus au phosphore – des armes chimiques interdites par la convention de Genève – ont été lâchés contre la population. Les hôpitaux et les ambulances étaient pris pour cible.
jeudi 16 janvier 2014
Centrafrique : l'aveu de la France à l'ONU
Le représentant de la France aux Nations unies a reconnu mercredi que la France a sous-estimé la situation conflictuelle dans ce pays, qui est devenue «presque impossible pour les soldats africains et français».
La déclaration sonne comme un aveu. «En Centrafrique, je pense que nous avons peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés», a affirmé Gérard Araud, l'ambassadeur français à l'ONU. «Il s'agit d'une situation presque impossible pour les soldats africains et français. Nous devons réfléchir dans des termes très pratiques à la façon d'être efficaces pour empêcher les gens de s'entretuer quand ils veulent désespérément le faire», a poursuivi le diplomate.
Les Etats-Unis ont entretenu des relations avec le plus gros cartel de drogue du Mexique
Des agents de l'Agence de lutte contre la drogue américaine (DEA), ont eu des contacts avec des trafiquants de drogue mexicains appartenant au cartel de Sinaloa, qui contrôle 25% du marché du commerce vers les Etats-Unis. C'est ce que révèle une enquête du quotidien mexicain El Universal, (relayé pour les non-hispanophones par Business Insider) qui publie des retranscriptions judiciaires dans lesquelles l'avocat Fernando Gaxiola révèle les relations entre Humberto Loya-Castro, avocat du cartel, et des agents de la DEA.
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Médias et Politique face au terrorisme
: la nécessité d'une régulation
par Julien FRAGNON, doctorant en sciences politiques à l'université Lumière Lyon 2 |
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La plaie béante de Ground Zero
renvoie à la brèche profonde, ouverte dans la capacité de l’Etat américain à
assurer la sécurité de ses citoyens. Par son irruption violente et la mort de
citoyens, le terrorisme rompt le pacte de sécurité établi entre l’Etat et ses
habitants et ébranle la légitimité de la puissance publique. Intenable
politiquement, cette flagrante fragilité a mis les dirigeants américains au
défi de répondre de façon satisfaisante et de retrouver la crédibilité
perdue. En proclamant d’emblée leur soutien total aux Etats-Unis, les
responsables politiques français ont élargi ce défi à l’Etat et à la classe
politique nationale. Cette solidarité, fondée sur une communauté de valeurs
fondamentales, étend l’attaque aux structures politiques nationales, garantes
de ces valeurs. En outre, les menaces globales des terroristes font de chaque
pays occidental une cible potentielle. Face à une telle atteinte au système
politique, ses représentants se devaient de gérer cette fracture afin de la
circonscrire. Mais, face au terrorisme, la réponse ne peut qu’être policière
et/ou militaire. La lutte anti-terroriste est longue et incertaine, en outre,
elle est conduite par des services qui travaillent dans l’ombre.
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vendredi 10 janvier 2014
Assemblée Nationale : le départ du Maestro
Le seul résultat des élections du 23 Novembre que j'accueille avec une certaine amertume est le départ du Président Messaoud Ould Boulkheir du Perchoir de l'Assemblée Nationale tant l'Homme a contribué à la réussite dans la longévité de l'Assemblée sortante par son charisme , sa chaleur , sa connaissance de la Mauritanie et des Mauritaniens , son sens de l'humour et de la responsabilité , sa Mauritanité . Voila le genre d'hommes dont on a besoin pour asseoir et raffermir l'Unité Nationale préalable à tout développement et à toute paix sociale.
mardi 7 janvier 2014
Mes vœux pour 2014
Je saisis l'occasion du nouvel an pour présenter mes meilleurs vœux de bonheur et de prospérité à toutes les mauritaniennes et à tous les mauritaniens tout en souhaitant paix et stabilité sur l’étendue du territoire national .
Et voici les vœux que je souhaite voir exaucés :
- Que le Président de la République se présente pour un nouveau mandat et fasse un pas vers l’Opposition boycottiste . Et avant tout qu'il desserre de deux crans les cordons de la brousse qu'il a beaucoup serrés et peut être qu'ainsi les mécontentements se transformeront en contentements et certains verront plus clair les réalisations qu'ils reniaient avant et moi je serai peut-être moins fauché , cherchez pas à comprendre c'est de la physique quantique .
- Que l'Opposition révise à la baisse sa barre de revendications et fasse un pas vers le pouvoir et vers les mauritaniens , elle ne s'en portera que mieux ; la montée en puissance de l'autre Opposition et la récession en Europe ne doit pas beaucoup arranger ses affaires .
- Que le Premier Ministre actuel garde son poste pour parachever sa mission dont il s'acquitte si bien .
- Que Mr Messaoud Ould Boulkheir soit reconduit dans ses fonctions de président de l'Assemblée Nationale qui lui sied si bien .
lundi 6 janvier 2014
Loupe du Jour :Quelles leçons tirer de 2013 ?
Une année qui se termine laisse toujours des souvenirs bons ou mauvais derrière elle.2013 est pour bon nombre de mauritaniens une année politiquement difficile, socialement amère et économiquement éprouvante.
Elle a été celle qui consacra le plus la crise politique entre le pouvoir et l’opposition radicale. Aucune tentative de rapprochement des positions entre les leaders de la coalition de l’opposition démocratique et le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a été couronnée de succès.
Les appels au « Rahil » lancés comme des coups de cailloux dans les rues par les opposants au pouvoir en place n’ont pas dissuadé le locataire du palais brun à plier bagages.
Elle a été celle qui consacra le plus la crise politique entre le pouvoir et l’opposition radicale. Aucune tentative de rapprochement des positions entre les leaders de la coalition de l’opposition démocratique et le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a été couronnée de succès.
Les appels au « Rahil » lancés comme des coups de cailloux dans les rues par les opposants au pouvoir en place n’ont pas dissuadé le locataire du palais brun à plier bagages.
Le dispositif militaire français en Afrique va évoluer vers une "logique régionale"
L’armée française est au Mali pour longtemps. D’ailleurs, lors de son déplacement à Gao à l’occasion des fêtes de fin d’année, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’a confirmé lors d’un discours prononcé devant les militaires engagés dans l’opération Serval.
“Votre mission n’est pas terminée. Il est clair que la relation de défense entre la France et le Mali est appelée à se pérenniser : je travaille aujourd’hui, avec mon homologue malien, au renouvellement de la base légale de la coopération militaire entre nos deux pays. Notre objectif commun de lutte contre le terrorisme doit nous amener à poursuivre la reconstruction des forces armées maliennes”, a-t-il déclaré, le 31 décembre.
samedi 4 janvier 2014
Le Blasphème de Nouadhibou n’est pas un acte isolé
Les incidents récurrents qui
touchent la Mauritanie
ces derniers temps et dont le dernier en date est le blasphème de Nouadhibou et
passant par le clip ‘ les yeux dans la boue ’ dénotent d’une volonté délibérée
de nuire à la Société Mauritanienne
par son démembrement progressif et par l’incitation à la vindicte et à la
violence et ce scénario sombre nous le devons aux sionistes héritiers de l’apartheid qui
ont pris la République Islamique
dans leur ligne de mire .
Pour ce faire le sionisme
international qui a domestiqué les Etats-Unis , l’Union Européenne , les
nations unies et toutes les organisations régionales ou sous-régionales qui
comptent utilise sa procédure habituelle
qui a été rodé des décennies durant : des rabatteurs professionnels
tamponnent la proie choisie , généralement une personne marginalisée dans
son milieu naturel ou susceptible de se
rebeller contre les us et coutumes des siens , les proies de religion
musulmanes sont considérées de premier choix et si le candidat est prêt à blasphémer
c’est le jackpot ensuite la cible est dirigée vers une ONG d’envergure
internationale pour être prise en charge et suivre une formation dans un pays européen
où se fait l’embrigadement .
Négociations directes prévues entre rebelles et Soudan du Sud
ADDIS ABEBA (Reuters) - Rebelles et gouvernement du Soudan du Sud doivent entamer samedi à Addis Abeba leurs premières négociations directes pour tenter de mettre fin à trois semaines d'affrontements meurtriers qui menacent la stabilité du pays, a annoncé le ministre éthiopien des Affaires étrangères.
Opération Sangaris en Centrafrique: des attentes, de l'impatience, et des rancœurs
- AFP/AFP - Un mois après le lancement de l'opération Sangaris en Centrafrique, certains observateurs parlent déjà d'enlisement, d'autres de manque de moyens, mais côté centrafricain, c'est surtout …plus
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Un mois après le lancement de l'opération Sangaris en Centrafrique, certains observateurs parlent déjà d'enlisement, d'autres de manque de moyens, mais côté centrafricain, c'est surtout l'impatience qui prime, alors que Bangui connaît toujours la violence.
En visite à Bangui jeudi, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian a défendu bec et ongles l'opération. Tout en reconnaissant la difficulté de celle-ci, il a raillé les "analystes autoproclamés" qui brandissent le risque d'enlisement, s'appuyant sur le succès récent du Mali.
La dangereuse persistance des crises identitaires en Afrique : le cas de la RCA
Les pays africains ont tous hérité leurs frontières de la Conférence de Berlin de 1885 qui a consacré la balkanisation du continent africain imposée par les puissances coloniales européennes et dont résulte la configuration territoriale, ethnique, religieuse et culturelle actuelle du continent. Les Africains ont alors appris à vivre avec ce morcellement territorial de leur continent au point que la Charte de l’Union Africaine a fait de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation un principe fondamental pour le maintien de la paix et de la sécurité en Afrique.
Malgré cela, pendant les deux dernières décennies, plusieurs crises identitaires se sont succédé dans des pays africains et ont atteint leur paroxysme avec le génocide rwandais de 1994 et plus récemment avec le conflit issu de l’ivoirité en Côte d’Ivoire qui a constitué l’une des plus graves crises politiques de la fin du XXe et du début du XXIe siècles en Afrique. On croyait alors que des leçons avaient été tirées de ces deux crises majeures. Malheureusement, cela ne semble pas être le cas avec la survenance en 2012 de la crise du Nord du Mali qui n’est toujours pas résorbée malgré l’intervention des forces françaises et africaines ; la terrible crise identitaire en cours en République centrafricaine (RCA) créée par des manipulations politiques avant de se transformer en génocide interreligieux ; la crise politique que traverse le plus jeune Etat du monde, à savoir le Sud-Soudan, qui a vu le jour en 2011 à la faveur de la sécession d’avec le Soudan qui a été réalisée au mépris du principe de l’intangibilité des frontières africaines héritées de la colonisation, créant ainsi un dangereux précédent pour le continent. Cette crise politique sud-soudanaise s’est immédiatement transformée hélas en massacre interethnique.
vendredi 3 janvier 2014
La paix, d’abord…
Tout un chacun espère une vie heureuse où il ne manque ni de dignité ni de confiance en soi. Mais sitôt qu’autrui ne respecte pas nos valeurs, la paix s’évanouit. Nous le vouons à la marginalisation et la défaite, tandis qu’il nous perçoit en malfaiteurs, répandant l’injustice sur la terre de Dieu.
Cette contradiction nous pousse à combattre, lutter pour l’honneur, la liberté ou la richesse. Mais, aussi, pour être à l’abri de tout ce qui pourrait gâter notre position et notre réputation, en humain distinguant clairement la vérité de l’erreur, le bien du mal.
C’est l’humanité qui nous galvanise pour témoigner de cette force majeure. On ne vit que pour soi et le monde n’a, peut-être, jamais été sur le bon chemin à notre égard. C’est, du moins, ce qu’on pense, lorsque nos intérêts nous paraissent menacés. Mais, si c’était le cas, la paix qu’on recherche ne serait jamais vécue.
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