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dimanche 28 décembre 2014

Apiculture : histoire et pratique




Cet article est dédié à Monsieur Mohamed Ahmed Ould Avelwoitt, Directeur Général d'Apidésert, l'homme qui a introduit l'apiculture en Mauritanie Non seulement il a introduit l'apiculture mais il a pu maîtriser la filière qu'il a entièrement autofinancé avec ses moyens propres. 

L’élevage d'abeilles et la récolte de miel se fait à Yaghref tandis que le conditionnement du précieux nectar se fait à Nouakchott où se trouve une unité de conditionnement ainsi qu'un atelier moderne pour la fabrication du matériel et les réparations.

L'apiculture est une branche de l’agriculture qui consiste à l’élevage d’abeilles à miel pour exploiter les produits de la ruche, principalement du miel. L’apiculteur doit procurer au rucher un abri, des soins, et veiller sur son environnement.
Pratiquée sur tous les continents, cette activité diffère selon les variétés d’abeilles, leclimat et le niveau de développement économique. C’est une activité où se rencontrent encore aujourd'hui des méthodes ancestrales comme la récolte du miel par pressage des rayons, mais aussi des méthodes modernes comme l'extraction par force centrifuge, l’insémination artificielle, ou l’étude du trajet d'abeilles équipées de microréflecteurs radar.

Histoire de l'apiculture

L’abeille était déjà présente il y a soixante millions d'années sur terre : des fossiles à l’aspect identique aux abeilles actuelles ont été mis au jour. Cette longévité est le résultat de l’adaptabilité exceptionnelle de cette espèce : le comportement de l’abeille est régi par des facteurs innés, et par son adaptabilité aux conditions d’environnement.
La première ruche fut probablement issue du prélèvement d’un tronc d’arbre creuxcontenant un nid d'abeilles. Plus tard, avec la maîtrise des techniques d'enruchage1, apparurent les premières ruches artificielles, fabriquées comme des paniers à-partir de matériaux végétaux2, Mais on ne sait pas exactement quand la domestication de l’abeille a eu lieu. En toute logique, la domestication des abeilles aura succédé à la sédentarisation de l'homme au début du néolithique, environ 9 000 ans av. J-C.
L'apiculture semble connue dés le IIIe millénaire en Mésopotamie. Un fait est sûr: c'est une technique que les habitants de la Cappadoce ont maîtrisée dés le milieu du IIemillénaire dans "le code des Hittites" qui condamne l'appropriation d'essaims si les abeilles appartiennent à de particuliers3.
La récolte et la consommation de miel remontent à la préhistoire. Les peintures rupestres représentant des scènes de cueillette de miel montrent l’utilisation d'échelles et de l'enfumage4. À cette époque, l’homme recueille le miel souvent en détruisant la colonie, comme l’atteste la première représentation iconographique d'une chasse à l'abeille opportuniste décrite en 1924 par l'archéologue Eduardo Hernández-Pacheco y Estevan (es) : une peinture rupestre mésolithique (datée de quatre à sept mille ans) trouvée à la « cueva de la Araña », grotte de l’Araignée, près de Bicorp dans la province de Valence en Espagne. On y voit deux « cueilleurs de miel », le premier au sol, le second grimpant sur une sorte d'échelle de lianes ou de corde, portant un panier pour recueillir sa récolte, et la main plongée dans un tronc d’arbre ou une anfractuosité de rocher à la recherche de rayons de miel. Autour de lui sont grossièrement représentées des abeilles sauvages volant5.

Pratique de l'apiculture

Les tâches de l'apiculteur ne se limitent pas à la récolte du miel. En effet, la surveillance et l'entretien des ruches doit être une préoccupation de tous les jours, ou presque. Si un rucher est mal entretenu ou que les abeilles s'y sentent mal, elles essaimeront pour chercher un endroit plus propice à leur confort. Les tâches de l'apiculteur sont variées et durent toute l'année.
Les espèces domestiquées sont principalement Apis mellifera et Apis cerana, ainsi que Meliponini, une tribu sans dard qu'on rencontre dans les régions tropicales. L'abeille et le bombyx du mûrier (ver à soie) sont les seuls insectes qu'on qualifie de domestiques. Il n'y a aucune différence physiologique entre les abeilles domestiques et sauvages; c'est une question de terminologie. Une colonie domestique vit donc sous la protection de l'Homme, tandis qu'une colonie sauvage (on parle d'essaim même en-dehors de la période d'essaimage) vit par ses propres moyens.
La conduite d’une colonie consiste principalement à veiller à l’état de la démographie des ruches afin d'optimiser la production et d'aLe rayon d'action des abeilles se limite à trois kilomètres, ce qui peut limiter la production d'un rucher quand la végétation ou la floraison sont limitées. L’apiculture pastorale est une apiculture qui consiste à déplacer les ruches de site en site, au gré des saisons et des floraisons. L'apiculteur essaie de suivre ces variations en commençant par les plaines et vallées bien exposées d’avril à juin, en rejoignant les floraisons plus tardives de montagne en juillet et août, pour finir par les récoltes de miellats de sapin, avant un retour en plaine pour l’hivernage. Le déplacement d'une ruche est possible à-condition que la durée du voyage n'excède pas quelques jours, car les abeilles vivent sur leurs réserves lorsqu'elles sont confinées dans leur ruche. Pendant cette manœuvre, il faut enfermer les abeilles dans leur ruche afin qu'elles n'attaquent et ne fuient pas. La fermeture de la ruche se pratique normalement à la tombée de la nuit, lorsque les abeilles se trouvent toutes à l'intérieur pour assurer la survie des colonies. Cela passe par la protection générale contre le climat et les intrusions, par le nourrissage et les traitements anti-parasitaires.
La proximité entre l'apiculteur et la nature est indéniable. Attentif à l’écosystème entourant ses ruchers, la botanique et l’entomologie font souvent partie de ses champs d’intérêts.
On dit que l’abeille est la sentinelle de l’environnement. Elle témoigne en tout cas de son état auprès des apiculteurs. En Europe, certains produits phytosanitaires ont été interdits à la suite de leurs interventions. Selon une citation supposée d'Albert Einstein (mais qui daterait de 1994), « lorsque l’abeille disparaîtra, il ne restera plus que quatre ans à vivre à l’homme ».

Apiculture pastorale ou transhumance

Le rayon d'action des abeilles se limite à trois kilomètres, ce qui peut limiter la production d'un rucher quand la végétation ou la floraison sont limitées. L’apiculture pastorale est une apiculture qui consiste à déplacer les ruches de site en site, au gré des saisons et des floraisons. L'apiculteur essaie de suivre ces variations en commençant par les plaines et vallées bien exposées d’avril à juin, en rejoignant les floraisons plus tardives de montagne en juillet et août, pour finir par les récoltes de miellats de sapin, avant un retour en plaine pour l’hivernage. Le déplacement d'une ruche est possible à-condition que la durée du voyage n'excède pas quelques jours, car les abeilles vivent sur leurs réserves lorsqu'elles sont confinées dans leur ruche. Pendant cette manœuvre, il faut enfermer les abeilles dans leur ruche afin qu'elles n'attaquent et ne fuient pas. La fermeture de la ruche se pratique normalement à la tombée de la nuit, lorsque les abeilles se trouvent toutes à l'intérieur.

Ecologie

L'essor des monocultures convient bien à ce genre de technique, puisque la floraison des arbres fruitiers n'est pas simultanée. De plus, les abeilles augmentent largement les rendements par le rôle qu'elles jouent dans la pollinisation. Toutefois, les zones d'openfields et d'agriculture intensive ont souvent perdu tout ou partie de leurs abeilles sauvages, car les floraisons synchrones et brèves ne permettent pas aux abeilles de se nourrir toute l'année. Dans certaines zones comme les plantations d'amandiers aux États-Unis, les arboriculteurs fruitiers manquent aussi d’abeilles. Les agriculteurs itinérants louent des ruches que des «locateurs d'abeilles» viennent disposer près de leurs champs ou vergers au moment de la floraison. Ils proposent des ruches d’Apis mellifera, et aussi d’abeilles moins productrices de miel mais plus résistantes et plus aptes à féconder les cultures, comme Megachile rotundata, introduite et naturalisée en Amérique du Nord, dite «découpeuse de la luzerne», et considérée comme le seul pollinisateur fiable pour la luzerne au Canada19, bien qu'elle puisse véhiculer un champignon très pathogène pour la luzerne (Verticillium albo-atrum)20). Les bourdons, jugés plus résistants et plus actifs à basse température (10 - 18 °C) que les abeilles21. Les Bourdons, qui forment des colonies relativement petites, sont notamment préférés aux abeilles dans les serres artificielles, car celles-ci ne sont souvent pas assez vastes pour permettre l'essor d'une colonie d'abeille. De même que les abeilles, certaines espèces de bourdons semblent aussi en forte voie de régression.

Sources : Wikipédia

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