L'Opposition sur les traces du '' Groupe de Casablanca''
Finalement la campagne pour les présidentielles sera lancée le 6 juin et les mauritaniens iront aux urnes le 21 du mois pour élire un nouveau président de la république. Pour cela ils auront à choisir entre les cinq candidats qui se sont alignés sur la ligne de départ. Les préparatifs en cours laissent prévoir une campagne chaude et colorée. Les états-majors des candidats n'ont rien laissé au hasard. Les mauritaniens étant des compétiteurs de talent le spectacle sera sûrement au rendez-vous. Deux semaines de fête et d'empoignades oratoires. Mais après la fiesta il y a le vote et le choix. C'est ça le sel de la démocratie. Un paradoxe quand même : Comment un pays, sensé être raciste et esclavagiste peut-il présenter 3 candidats noirs contre 2 candidats blancs ?
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Un jour, j’ai demandé à un compatriote ivoirien s’il savait pourquoi les Camerounais étaient autant mobilisés au sujet de la crise ivoirienne, que ne l’ont été les Ivoiriens eux-mêmes? Il m’a répondu qu’il n’en savait rien. Alors, je lui ai fait comprendre que leur réaction était, avant tout, très liée à leur passé, leur histoire, et la rancœur qu’ils entretiennent à l’égard de la France.

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Ahmedou Ould Abdallah n’est plus à présenter dans le pays et même dans le monde. Ancien haut fonctionnaire international, il a décidé volontairement de mettre fin à sa carrière et de rentrer au pays pour fonder le Centre des stratégies pour la sécurité du Sahel Sahara (Centre4S). Depuis 2011, il organise, au moins une fois par an, une réunion internationale dédiée à la situation difficile dans la région sahélo-saharienne. Très sollicité par les organismes, grands pays, centres de recherches et associations, Ould Abdallah est souvent en déplacement. Actuellement, il se trouve depuis plus d’une semaine à Nouakchott. Biladi a profité de l’occasion pour l’interroger sur son expérience et sur la situation du pays que, par sagesse, il n’aime pas évoquer en public.